Conférence à Clermont-Ferrand : Immigration, un autre point de vue
Par admin - le jeudi, mai 8 2008, 12:57 - Conférences - Lien permanent
Fort du succès de la conférence organisée à Clermont-Ferrand sur le thème de la croissance, de la décroissance et du développement, Utopia 63 vous invite de nouveau à participer à une conférence le 19 mai 2008 à 20h30, cette fois-ci autour de la question de l'immigration. Elle sera animée par le professeur en Sciences économiques à l’Université Paris-Dauphine Mouhoud El Mouhoub (qui était déjà venu à une conférence Utopia organisée à Paris en novembre 2006 sur le même thème). Prendront également part au débat, Jean-Paul Nunez, délégué national de la Cimade, et Philippe Bohelay, co-auteur de « Chibanis », élu socialiste clermontois.
A Clermont-Ferrand le 19 mai 2008 à 20h30 Salle Leclanché, à l’angle des rues Louise Michel et Champratel
La position d'Utopia sur l'immigration
« La politique migratoire ouverte et humaniste en faveur de laquelle se positionne UTOPIA est nécessaire et réaliste, comme l’attestent plusieurs travaux scientifiques. Elle est d’abord nécessaire parce que les pays riches ont largement contribué à créer une « pression migratoire » et à l’alimenter, rendant inopérante et injuste toute politique de restriction migratoire. Les pays riches ont en effet développé bien davantage l’ouverture aux échanges de marchandises que les possibilités de migration tout en excluant progressivement les pays les plus pauvres des échanges de marchandises.
De plus, de nombreuses entreprises, au sein des pays riches, ont contribué à développer l’exploitation d’un travail clandestin et à encourager les conditions d’un esclavagisme moderne. Enfin, les pays riches ont aggravé la situation en baissant leurs aides eux pays en développement depuis les années 1990.
Pour ces raisons, une politique migratoire ouverte et humaniste est nécessaire. Elle est aussi réaliste. Réaliste parce que les études menées sur cette question montrent que les appels d’air qu’une telle politique engendrerait seraient minimes et qu’elle accélèrerait au contraire le développement des pays d’origine et les incitations des migrants à rester ou à retourner dans leurs pays. Les migrants accueillis dans de bonnes conditions, qu’ils soient qualifiés ou non, maintiennent des liens avec leur pays d’origine.
Les migrants les plus qualifiés, relativement plus représentés parmi les migrants des pays les plus pauvres, sont amenés à coopérer, à faire des allers-retours entre leur pays d’accueil et d’origine, à y réaliser des investissements lorsqu’ils bénéficient de statuts de long terme. Parallèlement, les politiques migratoires qui acceptent les migrants peu qualifiés favorisent les transferts de fonds vers les pays d’origine et donc, le plus souvent, le développement d’activités économiques et sociales au niveau local. En effet, ces transferts, qui représentent aujourd’hui bien plus que l’aide directe au pays en développement, sont relativement plus le fait des migrants non qualifiés que des migrants qualifiés. »
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