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  <title>Utopia-Jeunes.fr - Revue de presse</title>
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  <description>Utopia Jeunes est un groupe politique rassemblant des jeunes de gauche (Mouvement des Jeunes Socialistes,  Jeunes Verts, etc.)  autour d'un projet de société fort et mobilisateur.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 07 Jul 2010 20:03:32 +0100</pubDate>
  <copyright>Utopia Jeunes</copyright>
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    <title>Soyons réalistes, demandons l'Utopia !</title>
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    <pubDate>Wed, 22 Oct 2008 18:23:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>admin -</dc:creator>
        <category>Revue de presse</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Résumé&amp;nbsp;: Rares sont encore les programmes politiques qui vous interrogent et vous font espérer. Le Manifeste serait-il la dernière chance pour une gauche à l’agonie&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chronique du Manifeste Utopia par Mathieu FONVIEILLE sur &lt;a href=&quot;http://www.nonfiction.fr/article-1679-soyons_realistes_exigeons_lutopia_.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;nonfiction.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout vient à point à qui sait attendre, aurait pu répondre Alice au Lapin Blanc hyperactif si elle n’avait pas été aussi angoissée de se retrouver dans cet univers précurseur de la Beat generation qu’est le &quot;pays des merveilles&quot;. C’est aussi l’adage qui sied le mieux au Manifeste Utopia. Évoquer la blonde rêveuse sortie de l’imagination de Dodgson pour présenter un ouvrage aussi sérieux que cet ouvrage politique n’est pas incongru, bien au contraire, et ce pour trois raisons.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Tout d’abord la couverture du Manifeste reprend une phrase de cette œuvre littéraire enfantine&amp;nbsp;; secondo, comment ne pas voir dans les propositions de ce courant politique si singulier qu’est Utopia une ode à l’imaginaire, à une temporalité humaine, en bref, un pied de nez à cette société en fuite permanente guidée par une pensée unique quasi-totalitaire (dont le lapin blanc constituerait la parfaite incarnation du salarié victime de burn out, ne vivant qu’aux crochets des pulsations de cet appendice qu’est son horloge, véritable cœur de substitution)&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais surtout, un ouvrage de la trempe du Manifeste fournit une bouffée d’air cérébral inespéré en cette année 2008, année qui aura connu un nombre exceptionnel de crises polymorphes et étouffantes&amp;nbsp;: crise financière récente annonçant peut-être la fin du capitalisme sous sa forme actuelle&amp;nbsp;; crise sociale qui en découle avec son cortège de misère et de violences&amp;nbsp;; crise écologique dont les premières manifestations nous font réagir autant que des pandas face à un bosquet de bambous&amp;nbsp;; et surtout crise politique avec notamment la déliquescence de la gauche qui était aussi prévisible que la baisse tendancielle du taux de profits pour certains.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avant d’aborder le contenu même de l’ouvrage et les propositions nombreuses avancées par les auteurs, il convient de présenter ce mouvement si singulier, ce qui permettra au lecteur de saisir l’originalité de sa démarche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Utopia n’est pas à proprement parler un parti politique, il s’agit d’abord d’un mouvement politique transpartis très récent qui cherche à diffuser ses idées et ses propositions dans la gauche (PS, Vert avec des affinités certaines avec la future-ex LCR), mais aussi dans des associations (Attac, les Alternatifs…). À ce titre, et comme pour chaque congrès, Utopia présentera une motion au très médiatisé congrès de Reims, avec pour espoir de passer la barre des 1% habituels. Ainsi, on peut appréhender cet ouvrage de deux façons complémentaires voire indissociables&amp;nbsp;: une volonté de faire découvrir à un plus large public le mouvement et ses idées et une contribution socialiste et verte faite livre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’originalité de la démarche du Manifeste tient au fait qu’il s’agit d’un livre collectif, refusant toute &quot;peopolisation&quot;, mais surtout que sa réalisation est issue d’un long travail démocratique où chaque adhérent a pu donner son avis sur l’ensemble des réflexions sises dans l’ouvrage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Utopia présenté, dans quelle mesure son Manifeste constitue-t-il un ouvrage indispensable pour 1) transformer la gauche et 2) parvenir à modifier la société dans ses plus profondes fondations&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les trois idoles de l’homo oeconomicus à déboulonner.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les réflexions d’Utopia traduisent de prime abord une posture d’opposition active au modèle socio-économique actuel, le capitalisme, et cherchent à ébranler ses trois aliénations fondamentales&amp;nbsp;: &quot;la religion de la croissance&quot;, la consommation en tant que &quot;nouvel opium du peuple&quot; et enfin la &quot;valeur-travail&quot; dont la place doit être modifiée totalement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette volonté de mettre à mal les fondements du capitalisme totalitaire (au sens d’une domination sur l’ensemble des champs de l’activité humaine) prend appui sur un triple constat. Primo, à moins d’être fou à lier ou un économiste1, il est impossible d’admettre que le capitalisme productiviste et consumériste puisse continuer sa fuite en avant plus longtemps, sans son cortège de crises écologiques, sociales et politiques (oil wars, réfugiés climatiques, instauration de régimes peu enclins à protéger les libertés fondamentales…). En second lieu, les auteurs soutiennent que le système actuel n’est pas soutenable non plus au niveau éthico-politique&amp;nbsp;: le déficit de sens, les valeurs véhiculées ne peuvent permettre l’épanouissement de tout citoyen, ni sa pleine autonomie, au sens castoriadien du terme, ni son plein accomplissement dans la chose publique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, les auteurs de cet opuscule mobilisent un nombre conséquent de ressources venant étayer leur propos. Nous ne sommes pas face à une dénonciation superficielle des dysfonctionnements du capitalisme mais bien à étude très documentée. En effet, le Manifeste s’appuie sur des travaux scientifiques rigoureux et reconnus (ceux de Dominique Méda, André Gorz par exemple) ainsi que sur des études bien plus &quot;institutionnelles&quot; telles que celles des diverses instances onusiennes (BIT, FAO…). A cette masse documentaire, s’ajoute les rapports de mouvements et d’associations divers (Sortir du Nucléaire, Confédération paysanne…) et des emprunts conceptuels majeurs – notamment ceux relatifs aux partisans de la &quot;décroissance&quot; – qui confèrent à l’approche critique d’Utopia une véritable épaisseur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cet accablant constat dressé, le Manifeste dévoile sa véritable nature&amp;nbsp;: celle de présenter des mesures permettant une &quot;véritable alternative au capitalisme&quot;2.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par delà l’utopie et le réalisme&amp;nbsp;: un manifeste politique lucide et percutant.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Disons-le tout de go, les propositions permettant une sortie du capitalisme sont d’une lucidité déconcertante. Nous sommes loin d’une triviale opposition &quot;capital-travail&quot; aisément mobilisable par certains à l’extrême gauche. Non, qu’on se méprise pas sur l’approche du collectif&amp;nbsp;: nous ne sommes pas face à des néo-marxistes orthodoxes qui ne jugeraient que par l’infrastructure. Bien au contraire, leur &quot; alterdéveloppement appelle une rupture culturelle&quot;3, qui se traduit par une primauté accordée au politique sur l’économique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le positionnement politique et idéologique (encore que ce terme renvoie à une acception trop rigide du monde des idées qui sied mal au Manifeste) n’est pas aisé à définir en un mot. Résumons-le par quatre termes&amp;nbsp;: écologique, socialiste, démocratique et altermondialiste. Tels sont les axes autour desquels se structurent les propositions d’Utopia. Force est de constater qu’elles sont ici encore finement développées&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La raison de la centralité de la question écologique peut-être appréhendée au détour d’une citation de Gorz ou de Castoriadis4&amp;nbsp;: il ne s’agit pas de prôner hypocritement de couper l’eau du robinet en se lavant les dents, ou bien cyniquement de prêcher une &quot;croissante verte&quot; illusoire. Bien au contraire, il s’agit ici d’une véritable écologie politique très proche des mouvements décroissants, ou du moins des réflexions sur l’après-développement5. Cette approche implique de facto une remise en cause socio-économique et culturelle du capitalisme, en raison des bouleversements profonds qu’elle induit. Mais pas de rupture violente&amp;nbsp;; il convient d’après les auteurs d’accompagner ces changements. Qu’il s’agisse de la division par quatre des gaz à effets de serre, de la sortie progressive du nucléaire ou de l’application stricte du principe &quot;pollueur-payeur&quot;, entre autres, toutes ces propositions sont finement développées, accompagnées de documents explicitant leur faisabilité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au niveau socio-économique, Utopia s’affirme comme un think tank d’une richesse rare. Comment ne pas reconnaître la nécessité d’ &quot;élargir les droits fondamentaux&quot;&amp;nbsp;? La création d’un &quot;revenu universel d’existence&quot;, la gratuité des transports en commun ou encore l’accès aux soins sont autant de points polémiques abordés avec sérénité grâce à des suggestions de financement précises. Les questions de la relocalisation de l’économie, du soutien au mouvement coopératif pour aboutir à l’autogestion sont bien évidemment traitées et soulignent le refus du salariat comme horizon indépassable. Surtout, toutes les mesures proposées sont liées autre elles par ce fil d’Ariane radical&amp;nbsp;: sortir du capitalisme par des bouleversements à tous les niveaux de la société, sans brutalité, grâce à une transformation des représentations des individus, pure produit du système et de ses trois aliénations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout au long de l’ouvrage les réflexions ne sont pas pensées à la seule échelle nationale. L’approche est au contraire multiscalaire et rappelle que la mondialisation doit être prise en compte. Ainsi Utopia dans son Manifeste se qualifie d’altermondialiste au sens propre du terme. Ses propositions sont très intéressantes et révèlent une réelle maturité intellectuelle&amp;nbsp;: &quot;le droit international est la seule réponse possible et durable&quot;6. Elle devra passer par une refonte des institutions internationales (ONU, OMC…), par une fiscalité internationale et surtout par la construction d’une réelle Europe politique et sociale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour terminer la présentation critique des réflexions présentes dans cet ouvrage, on ne peut faire l’économie des questions démocratiques et culturelles, véritables singularités quand on sait le peu de cas que font les mouvements politiques radicaux de ces questions. Partisans d’un passage à la VIe République, le collectif propose la suppression du poste de président de la République, un renforcement de la décentralisation et un contrôle populaire accentué. Les propositions concernant la refonte de la démocratie sociale sont nombreuses et prennent lucidement en compte l’état actuel des rapports de force.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, et c’est peut-être l’élément fondamental de la réflexion d’Utopia, la pédagogie politique et la culture sont en permanence sollicitées pour permettre une autre société. A-t-on affaire à des lecteurs de Gramsci&amp;nbsp;? Toujours est il que le droit à l’éducation et à la culture sont abondamment et finement développées depuis la valorisation de l’éducation populaire jusqu’à la question des droits d’auteurs. Mais plus que leurs brillantes propositions c’est davantage ce qui sous-tend leur approche qui est innovante&amp;nbsp;: rien n’est possible sans un changement des comportements qui passe par la pédagogie à tous les niveaux. En effet, le souci principal reste l’épanouissement de chacun et non de lier le destin des hommes à une idéologie avec les réussites que l’on connaît.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pas d’avant-garde ici, la modestie et la réflexivité sont de rigueur, face à des enjeux et des rapports de force très complexes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des questions laissées en suspens qui n’altèrent pas la portée d’un texte providentiel pour la gauche.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rassurons le lecteur sceptique. L’auteur de cette recension n’est affiliée à aucun mouvement politique ou syndical. Et si le ton peut paraître laudateur, c’est en raison de la surprise intellectuelle consécutive à la lecture de cet opuscule d’un mouvement réunissant à peine quelques centaines de personnes. Quelques critiques, certes rares, sont cependant à notifier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout d’abord la question de la stratégie politique et des finalités de ce texte. Pourquoi avoir choisi de présenter de telles propositions dans des &quot;machines à perdre&quot; peu enclines à soutenir des réformes radicales, que sont le PS et les Verts&amp;nbsp;? Ce choix critiquable est cependant logique&amp;nbsp;: le parti social-démocrate est, certes, un outil imparfait, mais difficilement dépassable en l’état actuel du champs politique. Surtout, Utopia fait le choix de la réforme révolutionnaire plutôt que celui de la révolution des &quot; purs&quot; de tout contact avec la souillure du pouvoir, comme la LCR/NPA, même si les affinités sont nombreuses avec ce parti.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est davantage au niveau de l’absence de certaines interrogations que la critique doit s’exercer&amp;nbsp;: quid des questions urbaines et rurales, des transports et plus généralement de l’aménagement du territoire, des blocages institutionnelles, ou des questions sociétales et éthiques (mariage gay, bioéthique)&amp;nbsp;? Qu’en est-il des questions budgétaires, des retraites&amp;nbsp;? Au niveau international, il manque des réflexions sur les nouveaux rapports de force avec les puissantes émergentes peu démocratiques (Chine, Russie…), ou encore sur le terrorisme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu’en est-il aussi des &quot;effets rebonds&quot; et des &quot;effets pervers&quot; éventuels des propositions&amp;nbsp;? S’ils ne sont pas explicitement développés, le collectif à conscience des blocages culturels qui sont les plus difficiles à surmonter, et on entrevoit une certaines autocritique générale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour le chroniqueur sceptique, enfin, la foi en l’homme d’Utopia frôle une certaine candeur. Mais n ‘est ce pas le propre de la via activa&amp;nbsp;? N’est-elle pas compensée par un effort porté sur l’éducation, mère de tous les changements&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour conclure cette longue recension du Manifeste Utopia, il faut reconnaître la puissance intellectuelle de ses propositions, où règne la dialectique et la réflexivité. Son écologie politique radicale est centrale et systématique. Le réalisme s’unit parfaitement à la puissance de l’imaginaire, centrale depuis le titre jusqu’à la conclusion de l’ouvrage. La force du raisonnement est de réconcilier le Mieux et le Bien, tel un réformisme révolutionnaire&amp;nbsp;: on ne détruira les trois idoles du capitalisme qu’en commençant par se réapproprier la vie et en redessinant les conditions du &quot;vivre ensemble&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais on reste sceptique quand à son impact à gauche, et surtout au PS. Il n’y a qu’à voir ce que propose l’ &quot;aile gauche&quot; du parti à la rose.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors Utopia ou barbarisme ?.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Notes&amp;nbsp;:
1 - Célèbre phrase de l’économiste Kenneth Boulding.
2 - p. 17
3 - p. 24
4 - Castoriadis&amp;nbsp;: &quot;L’écologie est subversive car elle met en question l’imaginaire capitaliste qui domine la planète&quot;. Gorz&amp;nbsp;: &quot;L’écologie politique est foncièrement anticapitaliste et subversive&quot;.
5 - Notion de Serge Latouche.
6 - p. 81&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>L'environnement pourrait tirer bénéfice de la crise économique</title>
    <link>http://utopia-jeunes.fr/blog/index.php/post/2008/10/21/Lenvironnement-pourrait-tirer-benefice-de-la-crise-economique</link>
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    <pubDate>Tue, 21 Oct 2008 18:17:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>admin -</dc:creator>
        <category>Revue de presse</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Source&amp;nbsp;: Hervé Kempf - Le Monde (France) - le 21-10-2008&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le trafic aérien ralentit, les ventes d'automobiles diminuent&amp;nbsp;: la contraction de l'activité économique devrait mécaniquement réduire les émissions de gaz à effet de serre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le même ordre d'idées, le ralentissement de l'immobilier va freiner l'étalement urbain&amp;nbsp;; des projets d'infrastructures détruisant des écosystèmes naturels pourraient être remis en cause du fait de leur mauvaise rentabilité&amp;nbsp;; le cours du soja chute et la réduction du prix des matières premières va réduire la pression sur la forêt, comme l'a observé Carlos Minc, le ministre brésilien de l'environnement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour les économistes et les experts de l'environnement interrogés par Le Monde, l'effet bénéfique de la crise sur l'environnement est réel. Mais si la crise va entraîner une moindre consommation, cela repoussera le problème, cela ne le résoudra pas, dit Sylvie Faucheux, de l'université de Versailles. De même, Nicholas Stern, de la London School of Economics, auteur de l'important rapport sur les conséquences économiques du changement climatique (publié en novembre 2006), estime que deux à trois ans de faible croissance des émissions de gaz carbonique ne changent pas beaucoup la donne. Le vrai objectif est de passer à une croissance qui émet peu de CO2.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Un effet pervers pourrait même être que, comme en 1973, la crise fasse oublier la préoccupation écologique, remarque Jean-Marie Harribey, de l'université de Montesquieu-Bordeaux-IV, et vice-président de l'organisation non gouvernementale ATTAC.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or, rappelle Christian Coméliau, de l'Institut universitaire d'études du développement, à Genève, les crises écologique, pétrolière et alimentaire ne s'arrêtent pas parce qu'il y a une crise économique. Un rappel en a été récemment fait par Pavan Sukhdev, économiste de la Deutsche Bank, dont l'étude sur l'économie des systèmes naturels a estimé entre 2.000 et 5.000 milliards de dollars par an la perte annuelle des services rendus par la nature, perte due à la destruction des écosystèmes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a un enseignement à tirer de la crise financière, dit Nicholas Stern. Si nous ignorons les risques qui se développent dans un système, nous finissons par des troubles graves. C'est une leçon très puissante pour le changement climatique, dont les conséquences, si l'on n'agit pas, seront beaucoup plus grandes que la crise actuelle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un autre aspect observé dans la crise est la question sociale&amp;nbsp;: S'il y a récession et ralentissement de la production, cela permettra une moindre pression sur l'environnement, remarque Benjamin Grebot, un expert du mouvement Utopia. Mais ce sera subi, pas choisi, et ce seront les plus modestes qui en paieront les premiers les conséquences.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout le monde ne sera pas frappé de la même manière, confirme Jean-Marie Harribey, cela implique la remise en cause de la répartition des revenus. Pour Sylvie Faucheux, on est arrivé aux limites de la décence en ce qui concerne la répartition des richesses. Les économistes libéraux ont oublié que leurs ancêtres, Smith, Ricardo, insistaient autant sur la question de la répartition que sur celle de la production.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un accord général se fait sur l'idée que la crise peut être une chance si elle permet de repenser le mode de développement, selon l'expression de Jean-Marie Harribey. S'il n'y a pas une prise de conscience généralisée par les responsables politiques des pays occidentaux de la nécessité de changer de manière radicale, explique Sylvie Faucheux, ce sera la mort du système dans quelque temps, parce qu'il y aura un retour de bâton qui sera soit social soit environnemental.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux voies de solutions se dessinent, l'une plus technologique, l'autre plus sociale. La première est défendue par Nicholas Stern, pour qui nous devrions investir dans des infrastructures permettant de produire l'électricité autrement, dans des bâtiments plus efficaces énergétiquement, afin de passer à une économie émettant peu de carbone. Il poursuit&amp;nbsp;: Il y a une opportunité énorme de tels investissements, probablement de mille milliards de dollars par an dans les vingt prochaines années. Cela aidera à sortir de la récession et aidera donc à résoudre le problème de la distribution.Mais, comme l'observe Christian Coméliau, la croissance est mise en cause, parce que le poids de la crise financière ajoute au facteur écologique un élément de blocage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plutôt que la recherche d'une rupture technologique, la seconde voie privilégie la modification des régulations du système économique&amp;nbsp;: Il faut, dit Jean-Marie Harribey, élargir la sphère non marchande, à l'impact environnemental généralement bien plus faible&amp;nbsp;: la santé, l'éducation en sont les deux piliers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En tout cas, estime Benjamin Grebot, l'occasion est là pour se reposer la question du système actuel, qui vise la rentabilité à tout prix, sans s'interroger sur l'environnement. Il ne s'agit pas de sortir de l'économie de marché, mais de l'organiser autrement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Franck Pupunat, porte-parole d'Utopia, sur France Inter</title>
    <link>http://utopia-jeunes.fr/blog/index.php/post/2008/08/29/Franck-Pupunat-porte-parole-dUtopia-sur-France-Inter</link>
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    <pubDate>Fri, 29 Aug 2008 20:15:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>admin -</dc:creator>
        <category>Revue de presse</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Vendredi 29 août 2008 à l'occasion de l'ouverture de l'Université d'été du PS, &lt;strong&gt;Franck Pupunat&lt;/strong&gt;, porte-parole du Mouvement Utopia, est intervenu dans l'émission Le Téléphone Sonne de France Inter autour du sujet&amp;nbsp;: &quot;Le Parti socialiste peut-il encore faire rêver la Gauche ?&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'autres trentenaires socialistes ont participé au débat&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;Delphine Batho&lt;/strong&gt;, Députée des 2 Sèvres, secrétaire Nationale du PS chargée de la sécurité&amp;nbsp;; &lt;strong&gt;Razzy Hammadi&lt;/strong&gt;, ancien président du MJS, secrétaire National du PS à la Riposte&amp;nbsp;; &lt;strong&gt;Guillaume Bachelay&lt;/strong&gt;, membre du bureau national, Conseiller général de Seine Maritime et proche collaborateur de Laurent Fabius.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://utopia-jeunes.fr/blog/public/utopia%20sur%20france%20inter.mp3&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ecouter l'émission&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le Manifeste Utopia chroniqué dans Alternatives Economiques</title>
    <link>http://utopia-jeunes.fr/blog/index.php/post/2008/08/12/Le-Manifeste-Utopia-chronique-dans-Alternatives-Economiques</link>
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    <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 09:41:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>admin -</dc:creator>
        <category>Revue de presse</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Alternatives Economiques juillet – août 2008&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;LIVRES l Manifeste Utopia – Avant-Propos d’André Gorz&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce manifeste politique est l’exact opposé du rapport Attali. Là où l’ancien conseiller du prince souhaite une France en pleine croissance grâce à un capitalisme libéré, le collectif politique Utopia affirme, lui, que la légitimité d’un projet politique de gauche «&amp;nbsp;ne peut s’ancrer que dans une remise en cause du système capitaliste&amp;nbsp;» grâce, pourrait-on dire, à une altermondialisation de la France. Revendiquant l’héritage d’André Gorz (dont la préface est probablement le dernier texte publié), ce collectif déploie un projet construit sur la nécessité d’échapper à la triple aliénation du dogme de la croissance, de la société de consommation et du travail comme valeur centrale autour de laquelle la vie devrait être organisée. Le manifeste empile alors toutes les solutions alternatives qui ont trouvé grâce aux yeux des auteurs pour définir un projet réellement utopique, sans que ces rédacteurs se préoccupent trop de savoir qui pourrait les porter avec eux. Une position de minoritaires, clairement assumée en fin d’ouvrage, qui n’empêche pas les membres d’Utopia de croire en l’avenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Eve Channing
Ed. Parangon, 2008, 150 p., 8 €.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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