Utopia-Jeunes.fr

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jeudi, novembre 20 2008

Intervention de Franck Pupunat au Congrès de Reims

Franck Pupunat

Discours de Franck Pupunat - samedi 15 novembre - après midi

C’est avec un immense plaisir qu’au nom de la motion F, la motion du mouvement Utopia, la motion socialiste, altermondialiste, écologiste, que je prends la parole devant vous aujourd’hui.

Je débuterai cette intervention de façon inhabituelle par une citation d’André Gorz, le fameux philosophe avec qui on a travaillé pendant plusieurs années et il a écrit une préface dans notre livre, Le Manifeste Utopia, qu’il a publié quelques semaines avant sa mort en septembre 2007. Il disait :

« La sortie du capitalisme a déjà commencé. La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle, elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système mort-vivant qui se survit en masquant, par des subterfuges, la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur et le capital. L’imaginaire marchand et le règne de la marchandise empêchent d’imaginer une quelconque possibilité de sortir du capitalisme et empêchent par conséquent de vouloir en sortir. Aussi longtemps que nous resterons prisonniers de l’imaginaire salarial et marchand, l’anticapitalisme et la référence à une société au-delà du capitalisme resteront abstraitement utopiques et les luttes sociales contre les politiques du capital resteront des luttes défensives qui, dans le meilleur des cas, pourront freiner un temps mais non pas empêcher la détérioration des conditions de vie. La sortie du capitalisme a déjà commencé sans être voulue encore consciemment. »

Et il termine en disant :

« La question porte seulement sur la forme qu’elle va prendre et la cadence à laquelle elle va s’opérer.»

Ce passage, pour nous, est un passage fondamental puisqu’il appelle à un dépassement du système. Cette critique nous amène à combattre et à dénoncer frontalement trois aliénations inhérentes au système capitaliste et dans lesquelles sont enfermés la plupart de nos dirigeants socialistes.

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mercredi, juillet 2 2008

Intervention de Franck Pupunat au Conseil National du PS du 02 juillet 2008

Franck PupunatTemps fort du Congrès du Parti Socialiste, le Conseil National de dépôt des Contributions Générales est l'occasion pour toutes les sensibilités de s'exprimer. Parmi une vingtaine d'interventions, Franck Pupunat, porte-parole du Mouvement Utopia, a dénoncé le fait que le PS ait « renoncé depuis longtemps à changer en profondeur la société » et « se contente aujourd’hui de proposer des mesures à la marge, des mesures qui rafistolent, sans remettre en cause le système qui crée les injustices ».

Mes ami(e)s, mes camarades,

J’ai le plaisir de vous annoncer qu’UTOPIA dépose une Contribution Générale dans le cadre du congrès de Reims. Elle sera signée par plus de 300 militants issus de 70 fédérations.

Je vais même vous dire ce que l’on fera lors de la 2e phase : cette contribution se transformera en motion. Les choses sont dites, elles sont transparentes !

Le titre de notre belle contribution : Socialistes, Altermondialistes, Ecologistes

Avec un titre pareil, « Socialistes, Altermondialistes, Ecologistes », la question qui nous est posée très souvent en ce moment par la presse ou par nos amis alters ou écolos est la suivante : Pourquoi restez-vous au PS ?

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dimanche, janvier 27 2008

Jean Gadrey : Boycott de la commission Stiglitz !

Jean Gadrey, Professeur d'économie à l'Université de Lille, auteur avec Florence Jany-Catrice de Les nouveaux indicateurs de richesse réagit lui aussi à l'annonce faite par le Président de la République Nicolas Sarkozy de mener « une réflexion » sous l’égide de deux prix Nobel d’économie, Amartya Sen et Joseph Stiglitz « pour changer l’instrument de mesure de la croissance ».

" Nicolas Sarkozy vient de confier à Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, la présidence d’un groupe d’experts « de haut niveau » dont la mission est de « changer notre instrument de mesure de la croissance ». La plupart des commentateurs ont interprété à juste titre cette décision surprenante comme un rideau de fumée destiné à masquer l’échec évident d’un Président qui voulait aller « chercher la croissance avec les dents », qui avait mis en place la commission Attali à cet effet, et qui réalise qu’il ne parviendra pas à tenir ses objectifs. Il espère, en changeant de thermomètre, calmer la fièvre et faire oublier sa déconvenue.

Il reste que nous avons réellement besoin, sans pour autant nous passer de l’omniprésent PIB (produit intérieur brut) et de sa croissance, d’indicateurs alternatifs qui rendent mieux compte du bien -être et du développement humain durable. Les raisons en sont multiples, mais elles se résument ainsi : la croissance économique ne s’accompagne pas toujours de progrès social, et, dans sa forme actuelle, elle aggrave les dommages écologiques, dont le réchauffement climatique. D’autres indicateurs – il en existe déjà beaucoup – peuvent donner une idée plus juste des évolutions du bien -être, de la santé sociale et écologique.

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dimanche, novembre 18 2007

Le Socialisme : une idée à repenser ou à dépasser ? par Bertrand Mertz

Bertrand MertzBertrand Mertz, Membre du Conseil National du Parti Socialiste, a envoyé à Utopia Jeunes une contribution dans laquelle il fait le constat de l'échec du socialisme sous toutes ces formes et avec lui, de la social-démocratie. Désireux de contribuer de manière active au processus de rénovation de l'idéal socialiste, il appelle de ses voeux à un "combat frontal avec le productivisme consumériste". Nous publions ainsi sur notre blog cette contribution, dont le contenu laisse entrevoir de nets points de convergence avec les positions défendues par l'association Utopia.

Rénovation, refondation, clarification, remise à plat… les socialistes ne manquent pas d’imagination pour désigner le processus qu’ils appellent de leurs vœux. En revanche, lorsqu’il s’agit de donner du contenu à ce processus, ils ont la fâcheuse tendance à en rester aux incantations et aux déclarations de bonnes intentions. Pourtant, cette fois-ci, il ne leur sera plus possible de faire l’économie d’une réflexion qui passera nécessairement par un retour aux fondamentaux politiques et même philosophiques du Socialisme.

Depuis le tournant de 1983, les socialistes n’ont en effet jamais osé s’interroger sur le sens et la portée historique de leur engagement. Dès 1981, le Parti socialiste a été pris, tous courants confondus, par des hommes et des femmes issus de la haute fonction publique d’Etat qui ont appliqué en politique ce qu’ils avaient appris à l’ENA, avec pour résultat une conception de plus en plus gestionnaire de l’action publique. Et c’est l’une des explications du succès de Nicolas Sarkozy que d’avoir donné le sentiment aux Français de vouloir rompre dans la pratique avec cette conception-là.

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